Maria
Klonaris
D'origine grecque, née
au Caire, Egypte, Maria Klonaris a fait des études d'arts plastiques
et de scénographie à l'Ecole Supérieure des Beaux
Arts d'Athènes, de lettres anglaises à l'université
d'Athènes, d'Egyptologie à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes,
de cinéma experimental, esthétique et sciences de l'art à
l'université Paris I, Sorbonne. Elle a acquis une formation en infographie
à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. |
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Katerina
Thomadaki
Née à Athènes,
Grèce, elle a suivi des études de lettres et de philosophie
à l'université d'Athènes, puis des études de
théorie de théâtre à l'université Paris
III, de cinéma experimental ainsi que d'esthétique et sciences
de l'art à l'université Paris I, Sorbonne. Elle a acquis
une formation en infographie à l'Ecole Nationale Supérieure
des Arts Décoratifs à Paris.
Katerina Thomadaki est maître
de conférences associé à l'université Paris
I, Sorbonne. |
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Maria
Klonaris et Katerina Thomadaki vivent et travaillent
à Paris depuis 1975.
Dès leur arrivée
en France, elles s’engagent activement dans le mouvement du cinéma
expérimental. Elles réalisent de nombreux films et performances
de "cinéma élargi", pratiquent et théorisent le "cinéma
corporel", dont elles sont les initiatrices.
Leurs performances de "cinéma
élargi" les conduisent à des installations multi-media
et des environnements de projection. Mystère I: Hermaphrodite
endormi/e, qu'elles présentent dans le cadre de la Biennale
de Paris, au Musée d'Art Moderne en 1982, est le premier environnement
de projection multi-media créé en France.
Construite sur des croisements,
l'œuvre filmique de Maria Klonaris et Katerina Thomadaki apporte une proposition
inédite : les artistes travaillent sur l'auto-représentation
et le corps comme langage, elles créent un pont entre l' art corporel
et le cinéma expérimental, elles militent pour le Super 8,
"medium léger", qu'elles imposent comme un format artistique, elles
intègrent une réflexion féministe dans la conception
du langage et des structures cinématographiques non narratives et
font éclater la rigidité du dispositif cinématographique
par de nombreuses stratégies de multiplication et de mise en espace
des projections.
Le Cinéma du Musée
National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, consacre une rétrospective
à leur œuvre filmique en 1980, la galerie Donguy en 1985 et la Cinémathèque
Française en 1992.
Si les dix premières
années de la création de Maria Klonaris et Katerina Thomadaki
sont principalement consacrées au cinéma expérimental
et aux performances de projection, depuis 1986 les environnements occupent
une place importante dans leur pratique. Elles y intègrent leurs
recherches photographiques et vidéographiques, ainsi que divers
dispositifs d'éclairage. Pendant cette période, leur intérêt
pour les media technologiques s'étend aux procédés
numériques et à l'holographie.
Parallèlement, leur
réflexion sur l'identité féminine aboutit, dès
le début des années 80, à une nouvelle proposition
: l'exploration de lieux intermédiaires, entre les sexes et entre
les media (intersexualité et intermedia). La figure de l'Ange devient
centrale dans leur création à partir de 1985. Depuis cette
date, elles réalisent Le Cycle de l'Ange.
En liaison avec leur pratique,
les artistes développent une œuvre théorique. Depuis 1976
elles publient de nombreux articles, manifestes, essais et entretiens dans
des journaux et des revues, participent à des catalogues et des
ouvrages sur le plan international, et dirigent trois
ouvrages: Technologies et imaginaires, Dis/voir 1990,
Mutations
de l'image, A.S.T.A.R.T.I. 1994, Pour une Ecologie des media,
A.S.T.A.R.T.I., 1998.
Les créations de
Maria Klonaris et Katerina Thomadaki sont largement présentées
en Europe, en Amérique du Nord, au Japon.
Les artistes ont reçu
plusieurs prix et distinctions pour leurs œuvres audiovisuelles et ont
bénéficié de bourses, commandes et co-productions
d’institutions comme la Délégation aux arts plastiques du
Ministère de la culture, le Musée National d’Art Moderne,
Centre Georges Pompidou, le Centre National des Lettres, Radio France,
le Arts’ Council of Great Britain, le Ministère de la Culture hellénique,
la Pinacothèque d’Athènes, la Fondation Joan Miró
Barcelone, Madrid capitale culturelle de l’Europe, le Offenes Kulturhaus
Linz, la Kunsthalle de Vienne...
Artistes invitées
et conférencières dans plusieurs écoles d’art et universités
en France et à l’étranger, Maria Klonaris et Katerina Thomadaki
collaborent depuis 1982 avec l’Atelier de Création Radiophonique
de France Culture.
En 1985, elles fondent A.S.T.A.R.T.I.
Pour l’Art Audiovisuel, un projet interdisciplinaire (film, photographie,
vidéo, nouvelles technologies, son - pratiques et théories).
Elles conçoivent et réalisent les "Rencontres
Internationales Art Cinéma / Vidéo / Ordinateur"
en 1990 et 1994 à
la Vidéothèque de Paris et en 1998
au Cinéma des Cinéastes avec le soutien du Ministère
de la Culture et de la Commission Européenne. Cet événement-manifeste,
qui prolonge la réflexion des artistes dans le champ de la création
technologique contemporaine, a été le premier à réunir,
dès 1990, tous les media de l'image en mouvement en les situant
dans une perspective historique. |
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