Klonaris/Thomadaki
Fictions. Un film.

Installation / environnement multi-media, 1992
26 tirages n&b grand format contrecollés sur aluminium,
une bande vidéo de 12min. diffusée en boucle sur 4 moniteurs de 60 cm, son stéréo,
une enseigne lumineuse en néon rouge montée sur plexiglass transparent 160 X 30 cm,
12 tubes de lumière noire installés au plafond,
une moto Yamaha Custom Virago XV1100 - longueur totale 250 cm.
Dimensions de l'espace construit selon les plans des artistes: 50 m2
Conception, réalisation, dispositif spatial, photographies, vidéo, conception sonore:
Maria Klonaris, Katerina Thomadaki
Avec Cyril, Grégory, Ramzi, Christine Rey, Maria Klonaris, Katerina Thomadaki

Création pour la Galerie Nationale d’Athènes dans le cadre de l’exposition rétrospective Métamorphoses du moderne. L’expérience grecque Avec la participation de la Galerie Nationale d’Athènes (Pinacothèque) et un mécénat de Yamaha-Grèce


Fictions. Un film, détail
La photographie. C' est le support principal de l’œuvre. Cinq séquences photographiques composées au total de 26 tirages noir et blanc couvrent les murs. Dimensions des tirages variables - entre 50 X 70 cm et 70 X 100 cm.
Les images enregistrent des personnages, souvent en mouvement, dans des espaces urbains nocturnes. Elles ont été composées avec une approche cinématographique: des gros plans et des plans généraux, des images qui se répètent à différentes focales, des mouvements de caméra. 
Leur disposition dans l’espace bidimensionnel et statique du mur suit des axes verticaux et horizontaux, se référant à la dynamique du montage cinématographique temporel. 
Il s’agit d’un film qui se déploie immobile sur les murs.

Lumières noires. Les photographies sont éclairées par des lumières noires. Un effet d’éclairage qui renvoie à la projection et retire à la photographie son caractère opaque,  en la rendant phosphorescente, en la dématérialisant.

La vidéo. Des découpes sur les cimaises font apparaître quatre écrans vidéo au même plan que les photographies. Là se déroule un film parallèle au “récit” des images statiques. La monochromie de l’image éléctronique répète la teinte des lumières noires de sorte que les images mobiles se confondent avec les photographies. Les images vidéo sont des ponctuations de mouvement dans la fresque immobile des photographies.

Le son.Un solo du saxophoniste Dexter Gordon se répète à l’infini: les répétitions ont été travaillées avec différents effets de delay numérique. La pièce musicale a été divisée en segments et a été dédoublée et mixée avec des sons de pluie, de rue, de voitures, de sirènes.

L’enseigne lumineuse. Une enseigne lumineuse rouge au néon avec le mot CINEMA est située à l'entrée de l'installation. Elle signale la dimension cinématographique de cet environnement plastique. 

La moto. Sous l’enseigne CINEMA une moto. La présence d’un objet industriel dans l’espace d’une œuvre plastique et plus généralement dans un espace culturel (la Galerie Nationale d’Athènes), crée un heurt de systèmes de référence et de lecture. La moto elle-même, une Yamaha Custom Virago XV1100, sélectionnée pour l’esthétique de sa structure fonctionne aussi comme une sculpture. C’est un “ready made”. C’est aussi un stéréotype avec de multiples résonances dans l’imaginaire contemporain, qui s’intègre dans l’espace narratif de l’œuvre (référence aux mythologies urbaines). 
M. K. - K.T., 1992

Cyril dans Fictions. Un film. Christine Rey dans Fictions. Un film.Fictions. Un film.Gregory dans Fictions. Un film.
Fictions. Un film, détail
Toutes les photos sont réalisées par Klonaris/Thomadaki sauf mention contraire
Photo 1: Fictions. Un film, détail
Photo 2: Cyril dans Fictions. Un film
Photo 3: Christine Rey dans Fictions. Un film
Photo 4: Fictions. Un film, détail
Photo 5: Gregory dans Fictions. Un film

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